Mon histoire

Mon histoire


Christiane Marly Peintre

1979 : Premiers pas…

Une possibilité de congés s’offre à moi après 15 ans d’enseignement. Je m’inscris aux Beaux –Arts de Liège où je suis, en élève libre, les cours de dessin et d’initiation à la peinture.

Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rencontres
P. Eluard

1980 à 1998 : Un long apprentissage à la recherche d’une expression personnelle.

Après mon court passage aux Beaux-arts où j’ai contracté le « virus de la peinture », je reprends mon travail d’enseignante qui, ajouté à mes obligations familiales, me laisse peu de temps pour la créativité artistique. Mais je découvre l’AKDT ( Académie d’été de Wallonie) à Libramont, où je suis des stages presque chaque année à raison d’une semaine en juillet et qui me permet jusqu’à ma pension en 1999 de rester en contact avec les arts plastiques dans une grande liberté créative.

De cette époque, datent des œuvres plus figuratives

Valse des heures, Ecume des jours, Sillons des années ,Vertige des siècles, Poussières d’éternité : on n’oublie rien !
Christiane Marly

1998 Première exposition : Hommage à Henri Michaux

À la galerie du Domaine de Wégimont en compagnie du graveur Dacos et d’Anne-Marie De Cabooter (vitraux)
J’ai trouvé ma source d’inspiration :« Fouiller obstinément la matière humaine défigurée par la violence quotidienne ».

Les peintures exposées, à l’acrylique sur papier ou sur carton, portent des titres tirés d’un poème d’Henri Michaux : Homme au bond, Homme selon la lune, Homme à la huppe, Homme dévalant…

Premières critiques :

Première exposition pour Christiane MARLY qui propose un hommage à Henri Michaux…. Dans des couleurs légères et bien maîtrisées, une attention particulière s’attache à la figure humaine confrontée à un quotidien qui recèle aussi de la violence.
Albert Moxhet, LeJour-/01/1998

La vie taraude les corps Avec tant de hargne Que chaque vieille carcasse Rafistolée Devient un livre d’histoires
Christiane Marly

2005 : Installation d’un atelier-galerie

87 ,Avenue Mullendorff à Verviers.

Les dimensions de l’atelier me permettent de produire quelques grands formats et d’organiser des expositions personnelles .

Au fur et à mesure que le temps passe, les vieux réflexes sautent, faisant place à la force et à la vérité du questionnement sincère : l’aventure picturale peut commencer.
Christiane Marly

2007 : Première exposition Avenue Mullendorff

Quelques grands formats :

…à côté de quelques témoins de son évolution, l’artiste déploie-volontiers en grands formats- une sensibilité de nuances dans laquelle l’intériorité s’ouvre avec délicatesse sur la sérénité. Il s’agit là d’un art contemporain dans le meilleur sens du terme : il n’est à la remorque d’aucune tendance à la mode, mais exprime une personnalité qui s’affirme dans son devenir, c’est-à-dire bien vivante.
Albert Moxhet, Le Jour Verviers, 17/01/2007

Je est l’Autre dont nous percevons des pans de vie traités dans l’insoupçonnable pesanteur ou légèreté des êtres
Christiane Marly

2008: Jusqu’à ce que poussière s’en suive (Av. Mullendorff)

Ma source initiale d’inspiration s’enrichit d’une expression tirée d’un poème de Colette Nys-Mazure : «  …jusqu’à ce que poussière s’en suive »

Les œuvres présentées cette année-là (toujours acrylique sur papier aquarelle) sous leur aspect un peu naïf portent la phrase répétée à l’infini. S’y ajoutent parfois un petit collage tiré d’un article de journal qui donne un conseil de bonne gestion ménagère, clin d’œil au rôle que toute femme se doit de jouer.

Jamais je ne me suis cru l’heureux propriétaire d’un « talent » ma seule affaire était de me sauver- rien dans les mains, rien dans les poches- par le travail et la foi. Du coup ma pure option ne m’élevait au-dessus de personne : sans équipement, sans outillage, je me suis mis tout entier à l’œuvre pour me sauver tout entier…
Jean-Paul Sartre

2010 : Parce que le cœur a ses raisons (Av.Mullendorff)

Nouvel ajout : parce que le cœur a ses raisons.. Réflexion sur le pourquoi de mon obstination à peindre depuis 30 ans alors qu’un coup d’œil sur mon passé aurait dû m’inciter à abandonner depuis longtemps !
C’est donc en partie une rétrospective de mes premières œuvres plus figuratives qui n’avaient pas encore été montrées ainsi qu’une série inspirée par le « cœur » : des petits formats carrés sur carton, peinture acrylique renforcée par de la couleur à l’huile.

Peindre … pour transformer en images acceptables les mots qui ne peuvent pas être dits ni parfois même formulés.
Christiane Marly

2011 : Entre béton et bitume (Av.Mullendorff)

Le titre tiré d’une chanson de Maxime Leforestier est inspiré par mon déménagement de la campagne à la ville. L’exposition a été doublée en avril, d’une animation dans la rue Mullendorff épaulée par un groupe d’artistes de la région verviétoise baptisé « SiIence les Dunes », par l’Académie de Verviers et la Maison de Quartier, intitulée « TEL UN ARBRE DANS LA VILLE ».

Quelques œuvres présentées

Mêmes techniques si ce n’est l’utilisation de collages intégrés aux tableaux.

Une forme de nostalgie, Une sensation de solitude, Le souvenir d’une émotion, d’une tristesse disparue lues dans de vieux livres amis.
Christiane Marly

2013 : Faire du rêve le chemin de l’oubli

Exposition au Foyer Culturel de Soumagne-Bas.
Tourner une page pour regarder vers l’avenir en gardant les mêmes sources d’inspiration.
Quelques œuvres présentes à cette exposition

Qu’est-ce qu’on a à perdre ? Prolonger sa vie d’un ou deux ans pour les enfants ? Sentir en soi tous les trous du monde exploser en vagues brûlantes ? Et pourtant si, je veux encore (un peu ) vivre.
Christiane Marly

Tout au long de ces années

Quelques incursions dans le figuratif
En souvenir de l’Arte Povera

Travail avec des canettes écrasées et collées et collages sur carton

A l’écoute du monde
Manifeste rédigé dans le cadre de Silence les Dunes qui proposait une réflexion sur le thème de la Résistance du Cœur

Résister à la toute puissance de l’argent qui détruit méthodiquement la planète, aux sirènes des médias qui privilégient le paraître, à la dictature des intégrismes, à l’individualisme forcené. Affirmer la liberté d’être soi, le dire par toutes les formes d’expression. Aller résolument à la rencontre des autres , nous enrichir de leurs différences et préparer un monde plus solidaire.
Christiane Marly